Longtemps perçue comme peu attractive par les jeunes générations, l’industrie française connaît depuis quelques années une évolution de son image. En 2026, les données confirment un regain d’intérêt, tout en mettant en lumière des tensions structurelles persistantes, notamment sur les métiers techniques.
Une perception de l’industrie plus positive chez les jeunes
Selon une étude nationale menée en 2025 auprès de jeunes de 18 à 25 ans, 60 % déclarent avoir une bonne opinion de l’industrie, 68 % la jugent innovante et 60 % estiment qu’elle contribue positivement à l’économie française.
Toutefois, certains freins subsistent :
- 61 % des jeunes associent encore l’industrie à des clichés négatifs (pénibilité, pollution, déclin industriel),
- les enjeux environnementaux restent un point de vigilance majeur pour les nouvelles générations.
Des besoins massifs en compétences face à une pénurie persistante
En 2026, les tensions de recrutement dans l’industrie demeurent élevées. La dernière enquête Besoins en Main‑d’Œuvre (BMO) de France Travail confirme que plus d’un recrutement industriel sur deux est jugé difficile, en particulier sur les métiers techniques : maintenance, production, automatisation.
Parallèlement, le marché de l’emploi des jeunes illustre un paradoxe :
- le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 18,1 % en décembre 2025,
- mais plus d’un recruteur sur deux peine à pourvoir ses postes juniors, notamment dans l’ingénierie et les métiers industriels.
Ce décalage s’explique par une inadéquation persistante entre formations, attentes des jeunes et besoins opérationnels des entreprises.
L’apprentissage et l’intérim : des leviers clés d’insertion
L’apprentissage reste l’un des principaux leviers d’accès à l’emploi industriel. Fin 2025, plus d’1 million de personnes étaient en contrat d’apprentissage en France, tous niveaux confondus. Ce, malgré un léger ralentissement des entrées après la fin des aides exceptionnelles.
Dans l’industrie :
- les alternants représentent environ 4,5 % des effectifs,
- certaines filières industrielles dépassent même les 7 à 8 % d’alternants, signe d’un réel investissement des entreprises.
L’intérim, quant à lui, demeure une porte d’entrée privilégiée pour les jeunes, leur permettant :
- d’acquérir rapidement une première expérience industrielle,
- de développer des compétences techniques et comportementales,
- de sécuriser leur parcours vers l’emploi durable.
Repenser l’attractivité industrielle pour les jeunes générations
En 2026, attirer les jeunes vers l’industrie ne repose plus uniquement sur les débouchés, mais sur une promesse globale :
- perspectives d’évolution et de formation,
- sens du travail et impact environnemental,
- conditions de travail et équilibre de vie.
Pour les acteurs de l’emploi, l’enjeu est clair : accompagner les jeunes dans la découverte des métiers industriels, sécuriser leurs parcours et répondre aux besoins de compétences des entreprises, dans un contexte de réindustrialisation durable.
Comment Crit accompagne les jeunes vers l’industrie ?
Crit aide ses clients industriels à sécuriser et anticiper leurs recrutements en facilitant l’accès des jeunes talents aux métiers en tension.
Grâce à l’intérim et à l’alternance, Crit permet de tester, former et fidéliser des profils opérationnels, tout en réduisant les risques à l’embauche.
L’accompagnement en mission et la montée en compétences garantissent des parcours durables, alignés avec les besoins des sites industriels.

